Crédits photo : DanielT
L'Isle-aux-Grues, située dans l'estuaire moyen du fleuve Saint-Laurent, possède des milieux naturels sensibles : haut-marais saumâtres, friches agricoles, haies arbustives, boisés et talus riverains. Sur un territoire insulaire de superficie limitée, l'introduction ou la prolifération d'espèces envahissantes peut entraîner des impacts rapides et parfois difficiles à inverser.
La gestion repose sur la prévention, la détection précoce et la collaboration entre citoyens, municipalité et organismes régionaux.
Le Phragmites australis (forme exotique) constitue l'espèce végétale envahissante la plus préoccupante dans les milieux humides du sud du Québec.
Situation locale
Sur l'Isle-aux-Grues, des colonies sont observées principalement :
Bien que les superficies envahies demeurent limitées comparativement à d'autres secteurs du Saint-Laurent, l'expérience régionale démontre que l'expansion peut être rapide en l'absence d'intervention.
Impacts écologiques
Le roseau exotique forme des peuplements monospécifiques pouvant atteindre 3 à 4 mètres de hauteur. Il :
Dans l'estuaire du Saint-Laurent, cette espèce est en expansion depuis les années 1990.
Lutte et suivi
Le Comité ZIP du Sud-de-l'Estuaire mène des projets de cartographie et de contrôle des colonies dans l'estuaire moyen. Les méthodes utilisées incluent :
Des interventions sont également réalisées en collaboration avec Conservation de la nature Canada dans les secteurs protégés.
La Reynoutria japonica est présente en quelques colonies localisées sur l'île, principalement près des secteurs habités et des chemins.
Cette plante rhizomateuse peut croître jusqu'à 2 à 3 mètres de hauteur et s'étendre rapidement grâce à ses rhizomes souterrains. Une simple fragmentation peut suffire à créer une nouvelle colonie.
Ses impacts comprennent :
Une gestion précoce par coupe répétée ou excavation ciblée demeure la stratégie la plus efficace.
L'herbe à poux commune (Ambrosia artemisiifolia) est observée ponctuellement sur des terrains perturbés ou remaniés.
Elle pose surtout un enjeu de santé publique en raison de sa production élevée de pollen allergène entre la fin juillet et septembre. Une tonte avant la floraison permet de limiter sa propagation.
En Amérique du Nord, les chats domestiques libres sont responsables de milliards de mortalités d'oiseaux chaque année. Sur un territoire insulaire comme l'Isle-aux-Grues, les impacts peuvent être amplifiés en raison :
Une seule femelle non stérilisée peut produire plusieurs portées par année, contribuant rapidement à un surnombre.
La municipalité rappelle l'importance :
En contexte insulaire, l'absence de prédateurs naturels peut favoriser une augmentation rapide de la population de cerfs de Virginie dans l'archipel.
Des densités élevées peuvent entraîner :
Un suivi des populations et le maintien d'une pression de chasse adaptée permettent de limiter les déséquilibres écologiques.
Prévenir la propagation des plantes envahissantes:
Protéger la faune locale
Participer au suivi